Comment accompagner un enfant qui a des tics ?

Mère qui ne sait pas comment accompagner un enfant qui a des tics ?

Accompagner un enfant qui a des tics n’est pas toujours évident pour les parents. Faut-il lui demander d’arrêter ? Faut-il lui en parler ? Comment l’aider sans attirer davantage son attention sur ce qu’il fait ?

Un tic n’est pas un geste volontaire. L’enfant ne le fait pas exprès et ne peut pas simplement décider de l’arrêter. Chez certains enfants, les tics sont passagers et peu gênants. Lorsqu’ils durent, s’intensifient, deviennent douloureux ou perturbent la vie quotidienne, il est important d’en parler au médecin traitant ou au pédiatre afin d’avoir un avis médical.

Comment aider son enfant au quotidien ?

L’objectif principal est de ne pas ajouter de pression autour du tic. Quelques habitudes simples peuvent aider l’enfant à se sentir davantage compris et en sécurité.

Ne pas attirer l’attention sur le tic

Évitez les remarques, les rappels ou les « arrête de faire ça ».

Plus l’enfant se sent observé, plus la tension peut augmenter. L’idée est donc de ne pas faire du tic le centre de la journée.

Dédramatiser et rassurer

L’enfant a besoin de sentir qu’il reste lui-même, avec ou sans ce petit geste.

Vous pouvez l’écouter, accueillir ce qu’il ressent et lui rappeler qu’il peut compter sur vous, sans pour autant minimiser ce qu’il vit.

Prendre soin de son sommeil

La fatigue peut accentuer les tensions et rendre les émotions plus difficiles à gérer.

Des horaires réguliers, un coucher suffisamment tôt et un temps calme avant la nuit peuvent constituer de vrais soutiens au quotidien.

Alléger la pression

Certains enfants ont des journées très remplies.

Préserver des moments où il n’y a rien à réussir, rien à produire et rien à prévoir permet au corps et au cerveau de relâcher la pression.

Bouger et se dépenser

Jeux dehors, vélo, sport, danse, promenade…

Le mouvement peut aider l’enfant à évacuer le trop-plein accumulé pendant la journée. Les activités créatives peuvent également jouer ce rôle.

Adapter les devoirs et les écrans

Des devoirs avec de vraies pauses

Si les devoirs sont une source de stress, mieux vaut privilégier des temps de travail courts avec de véritables pauses.

L’objectif est de limiter la pression et de permettre à l’enfant de retrouver progressivement son calme.

Poser un cadre autour des écrans

Pour les jeux vidéo et les écrans, un cadre clair peut être utile.

Évitez notamment les longues sessions, surtout en fin de journée, afin de favoriser un temps d’apaisement avant le coucher.

Les mots utilisés peuvent aussi avoir leur importance

Éviter d’enfermer l’enfant dans son tic

On peut parler de « petit geste » si cette expression est plus confortable pour l’enfant, ou simplement dire « le tic » plutôt que « mon tic ».

Ajouter « pour l’instant » à une phrase comme « je n’y arrive pas » peut également aider à ne pas figer une difficulté.

L’idée est de rappeler à l’enfant qu’une difficulté qu’il rencontre aujourd’hui ne définit pas qui il est.

Préparer l’entourage de l’enfant

Lorsque cela est utile, informer les adultes qui entourent l’enfant peut éviter certaines remarques maladroites.

Enseignants, famille, éducateurs ou entraîneurs peuvent ainsi mieux comprendre ce que vit l’enfant et adopter une attitude plus adaptée.

Vous pouvez également préparer avec lui une réponse simple s’il est questionné sur ses tics.

Et si l’enfant rencontre des difficultés à l’école ?

Si l’enfant se sent moqué, mis à l’écart ou inquiet à cause de ses tics, il est important d’en parler avec lui et avec l’équipe éducative.

Une souffrance scolaire ou une situation de harcèlement ne doit pas être portée seul.

Et la sophrologie dans tout cela ?

La sophrologie ne cherche pas à « forcer » la disparition du tic.

Elle peut aider l’enfant à mieux repérer ce qui se passe dans son corps, à relâcher les tensions, à retrouver des moments de calme et à développer des outils qu’il pourra réutiliser lorsqu’il en ressent le besoin.

Le travail se fait toujours au rythme de l’enfant, sans jugement et sans focaliser toute la séance sur le tic.

À retenir

Moins on met de pression sur le tic, plus on laisse de place à l’enfant.

L’essentiel est de l’aider à se sentir compris, soutenu et en sécurité dans ce qu’il traverse.

Si les tics deviennent importants, douloureux ou perturbent la vie quotidienne, n’hésitez pas à demander l’avis d’un médecin ou d’un pédiatre.

Défiler vers le haut